On m’a posé la question en rendez-vous :

« Mais, lancer un site internet aujourd’hui, ce serait pas revenir en arrière ? »

Quand on y pense, la question se pose effectivement, vus tous les supports qui aujourd’hui proposent une présence aux entreprises : 

  • Les pages Facebook qui offrent de plus en plus de possibilités à tous types d’entrepreneurs 
  • Etsy, qui décharge les créateurs d’une partie technique qui peut leur faire peur
  • LaFourchette, qui après avoir offert aux restaurants une plateforme de réservation, leur permet maintenant de créer un mini site web hébergé sur leur site 
  • Yelp et autres TripAdvisor complètent l’offre pour l’hôtellerie-restauration 
  • Google My Business vient au secours des commerces de proximité
  • Malt et Linked In vous aident à développer votre personnal branding et développer votre business en tant qu’indépendant
  • Et je ne cite même pas la multitude de réseaux sociaux qui vous permettent de vous exprimer. 

Et en plus, cerise sur le marketing : à part pour les réseaux sociaux, ces plateformes sont plutôt très bien référencées par Google.
Ça semble plutôt mal engagé pour le site web… Qu’est-ce qui pourrait contrebalancer tout ça ? 

Le principal avantage du site web : la LIBERTÉ !

Quelle que soit le format que vous choisirez et la plateforme qui l’hébergera, votre site web vous permettra d’organiser votre contenu comme vous le souhaitez. 

Pages produits, catégories de contenus, ouverture d’un blog… toutes les portes sont ouvertes pour vous ! Vous êtes chez vous et vous y faites ce que bon vous semble. 

On est en ce moment dans un âge d’or du marketing de contenu et du storytelling. Aujourd’hui plus que jamais, se ménager un maximum d’espaces d’expression me paraît capital dans le développement d’une marque. Ces espaces seront autant de possibilités de communiquer avec vos clients, mais aussi convaincre ceux qui ne le sont pas encore. 

Les pages À propos, Manifeste, Qui somme-nous, les explications de votre concept et de votre philosophie sont capitales pour générer des ventes. Elles méritent toute votre attention, et surtout un support qui vous permette de vous exprimer librement et  de la manière dont vous le souhaitez. 

[À lire sur le blog : 16 idées pour augmenter l’efficacité de vos pages de vente]

Garder le contrôle   

J’entends ici contrôle de deux manières :

  • Dans la propriété : aujourd’hui, les réseaux sociaux sont propriétaires de ce que vous publiez. Si demain, pour une raison quelconque, votre compte est supprimé ou limité, les contenus disparaissent. 

    Et votre liste d’abonnés aussi. La manière la plus sécurisée de se créer une base reste celle de récolter des mails sur votre propre site. 

  • Dans la diffusion :  pas d’algorithme dans une newsletter ! Seul compte la volonté du client de rester connecté à vous. Alors, certes, peut-être que l’acte de récolter un email ou de générer du clic vers votre site demandera plus d’effort que celui de récolter des likes / followers / abonnés, mais la relation est durable et l’engagement plus fort. 
  • Dans le chiffre d’affaire : bien que méritées, les commissions prises par certaines plateformes vous seront évitées si vous vendez en votre nom propre ! 

C’est le principal argument pour moi : avec votre site web, votre réussite est à 100% dans vos mains ! 

[À lire sur le blog : 5 questions autour de votre future stratégie Facebook en 2018]

Les réseaux volent, les sites web restent 

En témoigne le micro-cataclysme qui a excité le petit monde des réseaux sociaux la semaine dernière : le réseau social Vero.

Vous avez sûrement entendu parler de ce réseau, jusqu’ici inconnu en France, et qui a bousculé Instagram notamment. Ce réseau « révolutionnaire », qui veut concurrencer les monstres que sont Instagram et Facebook, se vante de ne pas monétiser de data, et de ne pas avoir d’algorithme. 

Promesse alléchante, à l’heure où les influenceurs, bloggueurs et marques s’interrogent sur la pertinence de leur présence sur les réseaux sociaux : l’algorithme d’Instagram notamment est difficile à comprendre et frustrant pour les producteurs de contenus.

Oui, mais.

Le CEO trempe dans des polémiques sociales, il s’avère que les comptes sont difficiles à faire supprimer (pourquoi si les datas ne les intéressent pas ?) et après réflexion un réseau social payant, merci mais non merci.

Résultat, Vero est tombé du coeur des influenceurs aussi vite qu’il y était entré, et en 48h il fallait avoir fait son mea culpa d’avoir cédé à ces sirènes.

Bref, cette digression simplement pour rappeler qu’on ne sait pas ce qui sera in dans l’avenir. Où seront vos lecteurs demain ? Que liront-ils ? Multi-formes, multi-canal, le site web n’est pas parfait, mais il y a peu de risques qu’il génère un jour une polémique aussi forte. 

Peut-être le seul argument qui compte : les utilisateurs

On est encore en début d’année, et les chiffres sur la consommation digitale tombent en ce moment. Que nous disent-ils ? Voici un extrait de l’étude publiée par Hootsuite et We Are Social, qui se penche beaucoup sur les réseaux sociaux, mais qui parle aussi de digital en général.

En voici quelques extraits, et ce qu’on peut en déduire sur notre sujet. 

64% des internautes déclarent « préférer faire ses tâches numériquement quand c’est possible » : cet état d’esprit confirme que plus on va avancer, plus les internautes chercheront à tout faire en ligne. Inscriptions, stockage de données, achats, locations, consommation de contenus, mais aussi réservations, formation, démarches administratives. Bref, avoir votre site vous permet de faciliter la vie de votre client.

36% déclarent « utiliser un outil d’ad blocking pour bloquer l’affichage des publicités : Voilà un problème que les internautes n’auront pas sur les sites de marque : le contenu est là, sans publicité. Cette fonctionnalité est impossible sur beaucoup de plateformes externes.

La moitié des répondants utilise un moteur de recherche au moins une fois par semaine. Il y a donc bien une volonté de rester dans l’écosystème digital, et pas d’aller directement sur les réseaux sociaux (même si la part de gens qui cherchent « Facebook » dans Google existe).

Un quart des répondant cherche des informations sur des produits au moins une fois par semaine. L’e-commerce monte encore et encore, la part des achats qui se font en ligne aussi. Là encore, le site web reste le meilleur outil pour vendre des produits ou des services en ligne.

Cette fois, pas besoin de commentaires : les chiffres parlent d’eux-mêmes : les sites qui permettent de vendre facilement ont de beaux jours devant eux 🙂

[Ailleurs sur le web : L’étude complète de Hootsuite et We are social]

En conclusion, je dirais que comme souvent, la sagesse populaire rejoint l’efficacité marketing…

Plaute, en 200 avant JC le disait déjà : « Jamais la souris ne confie à un seul trou sa destinée ».

Ou plus proche de nous, comme le diraient nos grand-mères : « On ne met pas tous ses oeufs dans le même panier ». 

Alors profitez de tous ces outils à votre disposition pour faire connaître votre marque ! Mais ne vous rendez-pas dépendants d’une ou plusieurs plateformes externes : gardez votre liberté et rendez vous maîtres de votre succès.

Après tout, est-ce que ce n’est pas aussi l’envie de liberté qui a fait de nous des entrepreneurs ? 😉