Comment conserver la belle énergie qu’on ressent pendant des conférences ?

Vendredi 17 septembre a eu lieu la Journée des Rôles Modèles féminins. C’est  la première édition d’un événement d’une journée, qui rassemble des talks et des conférences-formation faites par des femmes. C’est organisé par Doa, la fondatrice de Miss Marketing Magazine. 

Je vais être honnête, à la base j’y allais principalement pour écouter la conférence de Sarah François, fondatrice de La Vraie Dose, un super magazine newsletter sur l’entrepreneuriat que j’adore.
J’adore les conférences et autres webinaires et salons (non faux, j’aime pas les « gros salons »), mais j’avais décidé de lever le pied.

Parce que je trouve que c’est chronophage d’une part (j’ai des mois de septembre / octobre chargés, vous serez ravis de l’apprendre), et d’autre part parce que j’en avais un peu marre de passer une journée à être surexcitée, pleine d’énergie, et que les jours suivants tout retombe comme un soufflé. 

Et puis au final, j’ai passé une excellente journée. Déjà parce que j’y suis allée avec une bande de copains entrepreneurs, et franchement ça rend tout plus beau. Ensuite parce que soutenir Sarah était important pour moi. Ça fait partie du jeu de l’entrepreneuriat, et c’est important pour moi. 
Et enfin, parce que les conférences étaient vraiment bien ! Vraiment nourries en phrases choc, et perso j’adore ça. Amoureuse des mots, quand une tournure est bien pensée, elle me reste dans la tête et j’y réfléchis. 

Donc, je me suis dit, et si on arrêtait de juste absorber des conférences, et qu’on surfait sur l’énergie qu’elles génèrent ? 
Alors voici des connaissances et actions concrètes issues des Rôles Modèles et que je compte intégrer à mon plan d’action! 

Idée 1: Intensifier ma stratégie éditoriale, notamment sur Instagram

J’ai beaucoup apprécié la conférence d’Aline, de The Bboost. Je ne connaissais pas tant que ça son travail. Sa conférence portait sur le développement de nos comptes Instagram, et elle a rappelé des choses essentielles, connues peut-être, mais qu’on applique pas et qui font toujours du bien à entendre.

Je retiens :

– L’importance de l’esthétique et de soigner ses contenus. Elle a souligné un point très intéressant : le cerveau cherche la sécurité, et des contenus réguliers, bien présentés et avec une charte claire lui donnent cette impression de sécurité.
– Ce qu’on ne dit pas assez : un contenu de qualité ne suffit plus ! À l’heure où le marketing de contenus est à la mode, faire des contenus qui ont de la valeur est devenu un postulat de base. Donc c’est autre chose qu’il faut aller chercher : la patte éditoriale, le contact avec les abonnés etc… 
– Une manière différente de comprendre son client : identifier les « fausses questions ». Elle donne un exemple que je croise tous les jours dans mon travail : on pense que la question importante c’est « Comment avoir des clients ? » mais en réalité, le travail à faire se situe au niveau du branding, de la stratégie et de la création de la marque.
– Elle a aussi une manière très intelligente de parler du rôle des contenus gratuits : c’est comme l’apéritif lors d’un repas. Il sert à ouvrir l’appétit, ce qui dans le cas du client signifie l’aider à être prêt pour le produit payant. Les cacahuètes qui préparent au homard quoi.
– Et dernier point : pour vendre via Instagram… Et bien il faut que les gens sachent qu’on a quelque chose à vendre. Donc parler de ce qu’on fait au moins une fois par semaine ! 

Mon action sera donc : formaliser les vraies attentes et  peurs de mes clients, réfléchir à une charte graphique bien définie pour mon Instagram (et rassurer vos cerveaux !) et créer des contenus éditoriaux qui parlent de mon travail.  

Idée 2: Les armes pour convaincre

Cette fois, je retiens des choses intéressantes de la conférence  » Comment convaincre, dans un contexte professionnel, lorsqu’on est une femme ?  » de Nesrine Idrissou (Biz Boosther).
Elle a parlé de 3 éléments pour convaincre :

Ecoute active / Empathie / Engagement

Je ne passe plus d’entretiens d’embauche, et je ne participe pas à des concours de pitch. Néanmoins, je trouve un écho à ce qu’elle nous a partagé lors des rendez vous.

Trois points rentrent dans ma besace à bonnes pratiques :
– Observer le langage non-verbal pour identifier ce qui fait réagir mon interlocuteur
– Utiliser les informations que l’on récolte lorsqu’on doit convaincre
– Arriver en connaissant ses limites : c’est à la fois les bottes secrètes et les garde fous. Jusqu’à quel prix suis-je prête à descendre ? Que suis-je prête à accepter comme condition de travail ? Que suis-je disposée à offrir ?

Mon action sera donc : mieux préparer mes rendez-vous en ayant en tête ces bonnes pratiques ! 

 

[Ailleurs sur le web : Le site de The Bboost]

[Ailleurs sur le web : Le compte Instagram de BizBoosther]

Idée 3: Assumer sa ligne éditoriale

C’est l’une des premières phrases que je prononce dans mes accompagnements :

« Une bonne stratégie c’est une stratégie qui vous fait connaître à un maximum de personnes, mais qui repousse une partie des gens »

C’est la seule manière pour attirer les bonnes personnes à soi, les clients qui feront grandir l’entreprise.

Pour autant je ne me l’applique pas tant que ça, au sens où j’ai encore des hésitations en me disant, à chaquepost Instagram, Facebook, article de blog « Et  si quelqu’un trouve ça inintéressant ? Et si on trouve que je vais trop loin, ou que j’en fais trop ? »

Alors Sarah qui nous clame « Il faut cliver pour fédérer« , non seulement ça me parle, mais ça me fait du bien de l’entendre.

C’est pas une action pensez-vous  ?
Et bien en fait si, l’action, c’est justement de réduire ce temps de réflexion, de m’écouter plus et de remettre les choses dans leurs proportions : ce sont des contenus digitaux.

Ce qui m’amène indirectement à l’idée 4…

Idée 4: Apprendre à m’écouter 

Mona Ben Mustapha nous a parlé croyances limitantes, intuition, et blocages. 

Sujet à la mode aussi dans les sphères de l’entrepreneuriat qui se développe personnellement, l’intuition est un peu partout. Et je suis pas hyper à l’aise, parfois a posteriori je me dis « Ah, ça c’est de l’intuition ». Mais au quotidien je peine un peu. 

En nous expliquant la règle des 3 secondes, c’est plus clair. Quand on est confronté à une idée, une proposition, une action, la réaction se fait en 3 étapes : 

1) 1ère seconde : spontanéité. C’est l’euphorie ou le malaise.
2) 2ème seconde : le temps des questions, on creuse le sujet
3) 3ème  seconde : le mental prend le dessus. C’est les « Oui, mais… » Et là, souvent, c’est plié, c’est la rationnalité et la peur qui gagnent. 

Une autre conférencière qui arrive au point suivant, Maud Ankaoua, a évoqué le sujet aussi : pourquoi a-t-on peur d’écouter son intuition ? Parce qu’elle est irrationnelle, spontanée, rapide. Et le cerveau cherche la sécurité, souviens-toi, on l’a vu avec Aline. Ah bah oui, faut suivre hein. 

Mon action sera donc celle-ci : essayer de m’arrêter à la première seconde. Trouver, comme elle nous l’expliquait, des parades pour paralyser le mental à ce moment-là. 

Idée 5: Apprivoiser la peur 

Bon alors là, attention, coup de coeur pour cette personne. 

Elle n’a pas fait de conférence, mais Maud Ankaoua a participé à une discussion animée par Doa, notre hôtesse Miss Marketing donc. 
Le sujet : son livre Kilomètre Zéro (qui a donc immédiatement fait son apparition dans ma liste de livres à lire), la peur, l’appréhension intelligente de l’échec. 

Trois passages m’ont particulièrement marquée : 

1) Ce qui va devenir un mantra chez moi qui suis hyper sensible et qui aie tendance à la nervosité : « Une émotion, ça dure 7 secondes, sinon c’est une infection de l’esprit ». Dans mes bras Maud, tu viens de résumer ma vie.

2) Tous les coachs ou presque (y compris votre serviteure) pose la question « Que ferais-tu si la peur et l’argent n’existaient pas ? ». Maud Ankaoua en a proposé une qui nous met encore plus face à nos reponsabilités je trouve : 

« Si j’arrêtais de me mentir, qu’est-ce que je ferais ? » 

3) Un sain rappel : on ne fait tous qu’éviter ou pas des obstacles, c’est le principe de vivre et d’avoir des projets. Mais comme elle le dit : « Réussir, c’est juste s’être relevé une fois de plus que le nombre de fois où on est tombé. »

Une fois de plus. C’est tout.

Mon action sera donc surtout intérieure : intégrer cette nouvelle question à mes séances de bilan, et continuer la méditation. Ça n’a peut-être pas l’air lié, mais je pense que dans la lutte contre « l’infection de l’esprit » c’est un bon médicament. 
(et lire son livre.) 

Idée 6: Accepter l’imperfection 

On a terminé la journée avec une conférence / one woman show de MaiLan Ripoche, sur son parcours à la recherche d’elle-même. 

Je ne vais pas tout raconter, mais juste vous dire en deux phrases qu’elle a parfaitement conclu cette journée : 

– « Être humain ce n’est pas être parfait, c’est être complet » 
– « Je me fous la paix, je m’autorise à merder » 

Mon action, cette fois, elle va être très simple : ne pas faire que prêcher que la recherche de la perfection ne sert à rien, mais me l’appliquer à moi-même. 

Est-ce que vous y étiez ? Vous avez aimé ? Et de manière générale, vous aussi vous avez tendance à ne pas convertir en actions ce que vous entendez en conférences ?
N’hésitez pas à m’écrire par mail, ou sur Facebook ou Instagram, pour en discuter !